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Le travail de rotation aléatoire, expérimenté par l’auteur depuis quelques années trouve son origine dans la volonté de créer des images géométriques en suivant un procédé de rotation manuel toujours identique avec des sujets fixes. Le mouvement vient donc de cette construction mathématique, sorte de fréquence manuelle répétée sur des sujets différents. Chaque image comporte donc 16 prises de vues différentes successives. Le photographe ne s’en sert pas principalement pour un effet esthétique mais d’abord pour traduire une construction intellectuelle, poétique. Au-delà du procédé, c’est pour lui une philosophie : l’ordre et le désordre, le mouvement et l’arrêt, le temps qui passe… Le procédé détourne l’usage du mode sport de l’appareil, utile normalement pour suivre des personnages en mouvements. L’artiste propose ici sa propre lecture temporelle, met en branle des sujets fixes, comme si la réalité virtuelle ainsi composée de façon ’’mathématique’’ devenait rassurante, intelligible. Il ne propose pas de vision utopique ou obsédante de la réalité, mais un regard poétique, abstrait, coloré, où la forme composée donne sens aux objets banals en dépassant leur représentation statique et gravitaire par nature… Laurent Goetz nous offre ici sa première exposition avec 13 photographies de cette série. Sa quête artistique provoque également un questionnement sur notre façon d’aborder le réel. La main humaine comme un mécanisme, se substituant à la machine. Comment dompter le temps et le restituer ? Une expérimentation artistique peut-elle prendre un accent scientifique ? Quelle est la limite de l’homme dans sa construction photographique ? L’aléatoire est il si aléatoire ? Comme pour Popper (épistémologue), l’expérimentation ne sert pas la vérité, c’est l’erreur qui permet à la science d’avancer. L’artiste ici, nous donne sa subjective vision d’un monde non vérifiable, une empreinte ordonnée et reconstruite, un ordre d’où naît l’illusion, la poésie et la matière ainsi créée...

Les maths comme support à la poésie: il fallait oser!!                                                                                                                                       L’exposition est visible du 23 mars au 10 avril du mercredi au dimanche de 16h à 19h.                 

Benjamin kiffel                          

7 white house

 

crazy buttons

 

5 flat

 

4 aquatik tube

 

8 light breath

 

6 swimming pools

 

3 pit stop

 

12 stairway to heaven

 

11 sweet aluminium

 

iron road

 

13 funny bubbles

 

 

mysterious crane

 

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