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Les élèves d’audiovisuel de Sainte Clotilde ont travaillé cette année sur la notion de transition industrielle. Cette question récurrente à certains quartiers strasbourgeois, s’intègre également dans notre patrimoine et dans notre histoire.
Comment faire vivre, et comment ’’habiter’’ ces espaces vides ? Nous sommes allés travailler in situ pendant l’Ososphère à la Coop au port du Rhin en décembre 2012, et nous nous sommes appropriés les lieux, ainsi que les expositions éphémères. L’objectif n’étant pas de restituer un moment témoignage d’un événement, ni documentaire sur un lieu en reconversion industrielle, mais d’interroger la problématique de l’espace, de sa poésie, et de son interaction avec nous (spectateur).

On est dans un rapport d’appropriation, problématique par excellence de la jeunesse, dans un lieu par essence proche de la frontière, avec sa propre histoire. La jeunesse se doit de composer avec son passé, avec l’histoire, pour s’inscrire dans une construction, dans une modernité, dans une dynamique dont elle représente les forces vives.

Comment témoigner de ce mouvement ? Comment montrer la poésie de ces instants éphémères ? Comment détourner les installations artistiques dans un lieu donné et en créer des objets artistiques autonomes, dans un temps limité ?

Ce temps limité étant d’ailleurs un challenge complexe à relever car le travail s’est fait ’’sans filet’’, sans possibilité d’y retourner une fois l’événement passé, la réinterprétation doit être immédiate.

Ces traces, d’architectures, typiques d’une époque révolue, dont on sent encore la présence, d’une période où la proximité de la frontière n’était que zone industrielle, inhabitée.
Ces espaces vont créer du lien, devenir des lieux d’habitat, de transport, d’échange. La recomposition est en marche...

Zone d’activité enfin, encore vivante, une Europe concrète, réelle, l’alsace au cœur de l’espace rhénan : La Coop c’est aussi tout cela.

Cette appropriation s’est faite de façon photographique et demande à être diffusée sur des écrans afin de permettre une narration dynamique et innovante (détournée de la publicité). Pour surprendre le spectateur, nous avons installé également des écrans dans des vitrines autour de la galerie (point de départ de l’exposition), visibles au détour d’une ballade, et qui s’imposent aux regards des passants.

En outre, les élèves ont travaillé sur la communication de l’exposition (réalisation de l’affiche, du flyer...), ainsi que sur l’aspect technique de son montage (choix des images, rythmes de narration, format...)

L’idée de projeter les images est aussi une façon originale de les mettre en lumière plutôt que d’en faire des tirages classiques, cela permet aussi d’en montrer davantage, et de mettre de la poésie dans des lieux inattendus.

L’exposition est visible du 3 au 26 mai.


A la galerie la pierre large 25 rue des veaux (ven-sam-dim 15h-19h)

et dans les vitrines de nos partenaires: 

- 3 Dimensions coiffure - 5 rue des veaux

- Mirabile Visu - 5 rue des veaux

- Baptiste et Garance - 6 rue des veaux 

- Nulle part ailleurs coiffure- 1 rue de la pierre large

de 10h à 22h tous les jours (lundi au dimanche) 

 


b.kiffel et les élèves du groupe audiovisuel de ste clotilde 

 

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