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Ce travail montre l’envers du décor d’une Italie que l’on imagine volontiers festive, chatoyante, joyeuse, joviale, séduisante. Ici pas de comédie, pas de mascarade, Orlando Nadai nous offre un visage sans fard, lorsque les masques vénitiens tombent, loin des palais et du baroque des églises, une Italie sombre donc, triste, vide, un peu désuète, cette Italie issue des années 60 où les constructions urbaines ont modifié la structure des villes, une Italie traumatisée par la mondialisation et le libéralisme, par ses propres contradictions...

Les photographies de l’auteur ne sont pas à proprement parler politiques, mais la trace sociologique qu’elles suggèrent dépassent leur caractère esthétique et leur confèrent une force critique. Il y a du Fellini dans cette approche, le côté burlesque en moins, réaliste, descriptive d’une mécanique menant à la pauvreté, poétique malgré tout, ironique parfois.

Le regard de l’artiste, attend, structure, répertorie, toujours en argentique (à la chambre), ces espaces, ces désillusions que l’on sent poindre, ces oppositions.

 

Ce travail architecturé, s’inscrit également dans la lignée photographique de l’école de Düsseldorf,
en noir et blanc toujours, classique, clinique ; constructions précises, frontales ou obliques, en courbes, contradictoires.

Malgré leur quasi absence, le personnage principal est bien l’Homme, ses conditions de vie, ses rêves, perdus, vivant dans des espaces de relégation, après l’utopie : la réalité. Ces images ont toutes été prises en Vénétie mais cela pourrait être ailleurs.

L’homme qui construit, décide, conceptualise la vie des autres... et pourtant l’on s’approprie ces lieux, on y vit, on y laisse des traces...
Ces images montrent une forme de cynisme, universel, et pourtant des détails nous font sourire, poésie désenchantée, désabusée...

une autre issue est- elle possible ?

Après Vista  ( exposition vista 4 au 21 novembre 2010 orlando nadai ), Orlando Nadai, photographe italien de 57 ans nous revient pour une 2ème exposition personnelle à la galerie avec ce travail superbe. Il a étudié la photographie industrielle à Turin et a donné des cours à Trévise, il fait lui même ses tirages, en argentique. link

L’exposition est visible le mercredi-samedi-dimanche
Du 9 novembre au 15 décembre 2013 de 15h à 19h
A la Galerie la pierre large 25 rue des veaux Strasbourg.


 

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